Historique sur le lindy-hop et le balboa:
Historique
Les historiques sur le lindy-hop et le balboa ne manquent pas sur la toile que ce soient les sites hexagonaux ou outre-atlantiques. On pourra cliquer sur "lIENS".
La petite histoire
Le 21 mai 1927, Charles LINDBERGH (diminutif : Lindy) atterrit au Bourget, il a alors 25 ans. Il vient de traverser l’atlantique en 33h30 à bord de son monomoteur le « SPIRIT of St Louis ».
Dans le mème temps, du coté de Harlem, dans une des boites ou se jouaient les meilleurs morceaux de jazz (Genres: Savoy ballroom, Cotton club,…), les auditeurs, naturellement issus de la communauté noire, se déchainaient sur les pistes de danse au son d'une musique qui balançait (swing) allégrement. Ils se livraient sans retenue aux danses les plus exhubérantes émaillées le plus souvent d'improvisations inattendues. Chacun y allait de ses jeux de jambes favoris avec fantaisies, spontanéité et bonne humeur.
On peut ouvrir une parenthèse ici et signaler que si on veut se replonger dans les atmosphères déjantées de l'époque New-Yorkaise des années 30, on s'intéressera aux cours de "jazz" de Olivier qui débuteront en Septembre 2005.
La petite histoire veut qu’un journaliste ait demandé à l’un des danseurs ce qu’il dansait la ? Ce dernier n’en avait évidemment aucune idée, ne pensant qu’à s’éclater, jetant cependant un coup d’oeil sur un journal qui trainait par la, il lu « Lindy Hop the sea » (Lindbergh a sauté par dessus la mer). Tranquillement il rétorqua qu’il dansait le « Lindy-hop ». Mais vous savez ? Les temps n’ont pas beaucoup changé depuis. Il arrive encore maintenant qu’une danseuse s’approche d’un lindy-hopper pour lui demander comme dans les années 30 mais qu’est ce que tu danses la ? Réponse ? le lindy-hop sweety le lindy-hop. Et de filer les bonnes adresses, le N° de tel, l’adresse i-mel etc quoi… autant en profiter non ?
Le Savoy style
Rappel:
Le rock, le boogie woogie, le be-bop sont d'abord des genres musicaux avant d'ètre des danses. Le boogie woogie, cette musique rappelant la rythmique du bruit des boogies des trains. Le be-bop, désignant cette musique dérivée du blues et faite d'onomatopées (be bop a lula .....). Le rock, la musique qui a succédé dans les années 50 au swing et au rhythm and blues (RnB) avec Elvis Presley et Bill Haley. Le lindy lui désigne exclusivement une danse. Une danse sur toute musique qui "swingue". C'est surtout apprendre à se bouger sur une musique sympa, en huit temps, en six, voire en quatre!! pourvu que vous restiez sur la musique, celle qui "balance" (SWING).
Puisque apparue dans New-York, on pourrait dire que le lindy est un peu le swing de la cote est par opposition au swing de la cote ouest (west coast swing) qui vit le jour du coté de Los Angeles et San diego. Que les amateurs de west coast swing ne me jettent pas la première pierre mais le lindy New-Yorkais paraitrait tout de mème plus "énergique" que le lindy de la cote ouest. C'est le lindy qualifié de "savoy style". Et pour vous faire une idée encore plus précise, ne manquez pas de télécharger la vidéo que vous trouverez sur le site des "Barcelona jazz cats". Le lindy dans ce qu'il a d'enthousiasmant et d'éxubérant avec en prime une musique venue des étoiles distillée par un "Big band". A ranger tout à coté de la video "Helzapoppin".
Vous avez peut-ètre visionné "DUNE"? le film culte de David LYNCH. Vous avez peut-ètre vu aussi du mème LYNCH "MULHOLLAND DRIVE". Alors il vous a été donné de visionner, en préambule, une courte séquence reproduisant un excellent lindy hop. Le lindy, c’est aussi, ou que l’on se trouve, une petite communauté locale, un microcosme au sein duquel les lindy-hoppers ont plaisir à se retrouver et à se reconnaitre (Cf les lindyexchange). Enfin, au dela de ces rencontres, c’est aussi pour le lindy-hopper un état d’esprit, une manière d’ètre pour lui-mème.
La musique jazzy
Tout est parti de la communauté noire de la « Nouvelle-Orléans ». Mais on pourrait dire en conséquence et pour ètre exhaustif que tout est parti de la cote ouest de l'Afrique du temps de l'esclavage. Ces Africains qui débarquaient enchainés sur ce lopin de terre que la France cédait pour une bouchée de pain aux américains du nord il y a de cela quelques trois cents ans. C’est la que naissait la musique « New-orleans ». Les villes qui ont marqué le développement du jazz et sa propagation ont été répertoriées sur la carte. On repére sur cette dernière la mythique« route 66 » qui déroule ses 4000 Kms d’est en ouest, de Chicago à Santa Monica (L.A). Vous arrive aux oreilles: « Get your kick on route sixty six ». Cette route coupe à 90° l’axe d’expansion du jazz parti de la Nouvelle Orléans pour atteindre dans le nord Chicago et plus au nord encore Kalamazoo. Le Jazz bifurque alors vers New-York pour repartir sur le pacifique à Los Angeles, San Diego et autres…. Au nord de la route 66 (Que les américains n'empruntent plus d'ailleurs) Kansas city « Back to Kansas city, Kansas city here I come ». On n’oublie pas les roles majeurs des villes comme St Louis ou Memphis voire Charleston ou Nashville (A belleville ou Nashville) nous disait Eddie Mitchel.
Tandis que naissait le LINDY-HOP pour ainsi dire en même temps que le boogie-woogie sur la cote ouest. Commencaient à se constituer les big bands ces orchestres regroupant un grand nombre de musiciens qui allaient faire les heures de gloire de grandes salles telles que le Waldorf Astoria à New-York. (Mais se souvient-on encore du Maxeville à Paris ou des soierées du grand hotel ?) Toute une époque quoi.
Ces digressions pour en venir à ceci: Pour moi, l’apprentissage du lindy ne peut ètre motivé que par l'envie de danser sur une musique plaisante et originale mais surtout qui « swingue ». Et du swing, nous en trouverons dans le jazz, le blues, le New Orleans, le boogie-woogie, certains gospels etc.. . Si cette musique ne vous parle pas au creux de l’oreille, l’apprentissage du lindy pourrait virer au pensum. Si en plus, il ne vous arrive pas de temps à autres d’écouter TSF jazz (89,9 Mhz) alors votre cas est désespéré. Il faut prendre du plaisir à entendre « One street boogie » avec Milt Buckner ou du Roy Milton et bien sur Glenn Miller (1). Il faut préter une oreille attentive et aller voir jouer chez nous Jean-Michel Proust ou Jean-Jacques Milteau Si ce n’est pas le cas, alors voyez plutot du coté des danses de salon, à la rigueur rock et salsa. Mais nooonnn !!! je plaisante it’s a joke. Mais bon courage quand même si vous n’ètes pas accro de swing. Attention, ne pas ignorer la musique boogie-woogie. Vous pouvez rechercher les CD's de Jean-Paul AMOUROUX ou Jean-Pierre BERTRAND.
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(1) Si le jazz restait l’apanage des noirs américains, quelques blancs se lançaient quand même dans l’aventure. Ainsi de Glenn Miller qui apporta entre autres sa contribution à l’effort de guerre des Etats-Unis en 40 en allant par exemple jouer pour les GI’s à Londres. Nous avons tous à l’oreille In the mood.
Historique sur le lindy-hop et le balboa: