Bienvenue sur AfroLatino.net
Le Média Evènementiels Salsa, Afro, Rock, Danses à 2
Cours Danses Stages Soirées Concerts Festivals Voyages Expo Artistes Groupes Dj Restaurants Discotheques Association Beauté Coiffure Mode Cuisine Petites annonces Photo Rencontres Vidéos Salsa Show Démo Réveillon 2010-2011
Bienvenue sur AfroLatino.net
Pour annoncer ou s'informer, Inscrivez vous (Gratuit) · Connectez vous ICI (Affichage 1024x768)
Traduire: France Royaume Uni Espagne Allemagne Italie Portugal Hollande Grece Russie
Menu

Photos AfroLatino

-Ajouter A vos Favoris
-Faites connaitre à un Ami

Newsletters
(+ 25000 abonnés)
Entrez votre mail pour recevoir la NewsAfrolatino

Affichez les 10 dernières annonces sur votre site
 • Fiesta 100% Dominicana + Cours Bachata + Buffet @ Nix Nox...
 • Barbecue Party Avec Grand Stage De West Coast Swing (soiree Toutes Danses)...
 • La Menhir Parade Fait Escale a Paris Les 26 Et 27 Mai...
 • 73 Novalaise, Stage Danse Et Percu Cubaine Du 25 Au 29 Aout 2012...
 • Lady Gaga...
 • Les etoiles De La Danse "hommage a Marius Petipa"...
 • 69 Lyon Grande Soiree Africaine...
 • 30 Mejannes Le Clap Festival Latino Americain De Danses...
 • 75013 Paris, Sabado Latino...
 • 31 Toulouse Pub Salsa Salsatheque La Rambla...
avec le module syndication personnalisable, Cliquez Ici pour plus d'infos


Wilma Ouragan: Le Chiapas meurtrie
 
(2317 Lectures, 0 Commentaires)

Partager  
Wilma Ouragan: Le Chiapas meurtrie    Publié le vendredi 28 octobre 2005  
 Alerte Email : Pour être informé des prochains évènements de cette rubrique de cette annonce
 (Vous recevrez un mail à chaque nouvelle annonce de cette rubrique)

Envoyer cette annonce à un ami, Imprimer cette annonce



Faire un sondage (fonction réservé)
Wilma Ouragan: Le Chiapas meurtrie
:


QUOTE
Wilma Ouragan: Le Chiapas meurtrie


vendredi 28 octobre 2005 (04h18) :
Situation dans les zones sinistrées du Chiapas (III)

Au troisième jour de notre visite des zones affectées par l’ouragan "Stan", nous arrivons à Tapachula, ville à laquelle il était impossible d’accéder, il y a quelques jours encore. Des familles membres des bases d’appui zapatistes y vivent, dispersées dans plusieurs cités et quartiers de la ville tels que les quartiers Girasoles, 5-Février, Franboyanes, Los Reyes, Santa Clara et Democracia, ainsi que dans d’autres communes voisines, comme Cacahuatán.
Pour nous y rendre, nous avons dû franchir la rivière Coatán. Sur des centaines de mètres le long de ses berges, tout n’est que désolation. La ville n’a pas meilleure mine, mais, de façon incompréhensible, cette zone n’est pas déclarée zone de catastrophe, alors que nos yeux le démentent à chaque instant. Visiblement, les habitants non plus ne sont pas d’accord, pas plus que les avenues ravagées, les maisons ensevelies, les parents qui pleurent leurs défunts. Personne, en fait. La vue dantesque offre un contrepoint aux affiches officielles qui semblent ironiser en déclarant : "Le gouvernement de Pablo (Salazar) fait de Tapachula la ville que nous méritons."

Nous n’avons pu voir la maison que d’un seul compa, Martín, les autres étant au travail ou ne pouvant être localisés. Les compas y avaient sept machines à écrire, un micro-ordinateur, deux réfrigérateurs, des lits... tout est enseveli aujourd’hui. Juste à côté, il y avait l’école autonome avec ses tableaux, ses pupitres, ses cahiers... elle a souffert beaucoup de dégâts, la moitié du bâtiment est enterré.

Le compa raconte : "Je n’ai pas pu sortir, j’ai passé quatre jours là-haut (sur le toit) sans avoir rien à manger ni rien. Et il pleuvait sans arrêt. Un homme a été emporté par le courant, il agitait les bras... Nous ne l’avons pas revu." Il ajoute qu’à Cancún la catastrophe n’a pas été aussi importante parce que les autorités ont prévenu à temps. Les habitants ont pu barricader portes et fenêtres et s’enfuir. Indigné, il demande : "Pourquoi ne nous a-t-on pas prévenus, à nous ?" Il donne lui-même la réponse en disant que c’est parce que, eux, à Cancún, ils produisent, tandis que lui et les autres, non. "Mais les gens ne s’en rendent pas compte, de ça. C’est normal, parce que le gouvernement ne veut pas que ça se sache. Ça te donne sacrément envie d’aller leur casser la tête à ceux du gouvernement, mais on se retient parce qu’on est zapatistes."

Il n’a pas été plus tendre envers les aides officielles : "Pendant deux jours, il n’y a qu’un seul hélicoptère qui s’est pointé, quand Fox et Pablo sont venus traîner leurs basques, à déverser leurs mensonges." Le pire, d’après ce qu’il nous dit, c’est qu’il a entendu à la radio qu’il avait pu emporter avec lui sur le toit que les hélicoptères n’évacuaient que les enfants des fonctionnaires, des artistes et des fils à papa. "Les petits des marranos (des cochons) étaient plus propres que les refuges, où il n’y avait rien." Et d’ajouter : "Ça m’enrage de savoir que même les gens qui sont pour le gouvernement, ils ne les aidaient pas. C’était humiliant, ils leurs donnaient une poignée de lentilles pour cinq personnes. Si nous, les zapatistes, on avait de quoi, on donnerait tout aux pauvres, qu’ils soient avec notre lutte ou non. Nous, nous n’attendions rien d’eux. S’ils étaient venus me chercher, je ne serais pas descendu (du toit), je ne lutte pas depuis hier."

Le prix des denrées de base a presque quintuplé. Le prix d’une demi-douzaine d’œufs, par exemple, est passé de 20 à 90 pesos. Du coup, c’est cocasse de lire des annonces du style "les programmes d’aide sociale ne s’échangent pas contre des votes ou de l’argent. Ne vous laissez pas duper !". Surtout juste après qu’on nous a raconté que les gens proches du gouvernement réceptionnent les aides matérielles et font du trafic. Par ailleurs, selon ce qu’il nous dit encore, les dirigeants corrompus du PRI racolent les clients et passent de maison en maison en disant que les aides sont arrivées. À l’approche des élections, curieusement. "C’est maintenant qu’ils essaient de se rallier les habitants, en profitant de leurs besoins, mais les gens sont furieux."

Comme à l’accoutumée, les compas ne pensent qu’à tenir le coup et continuer. "On a beaucoup de boulot devant nous. Ça n’est pas facile, mais on y arrivera, lentement, parce que nous n’avons pas de moyens. Dans la lutte, il s’agit de vivre. Survivre, on le fait déjà." Il nous explique aussi qu’être en résistance signifie également, entre autres, ne rien donner au gouvernement et ne rien recevoir de lui. "Le seul gouvernement que nous reconnaissions, c’est celui du Conseil de bon gouvernement. Nos affaires, nous les réglons d’abord avec le Conseil autonome, puis avec le Conseil de bon gouvernement. Ça prend du temps, mais c’est notre chemin."

Accompagnés de Martín, nous avons pris place à bord de la Compamobile, "la chacharina", un véhicule avec la plaque délivrée par le Conseil, et traversé toute la ville pour aller au marché. Là, nous avons discuté avec des compas qui gagnent leur vie en vendant les aliments qu’ils emportent sur leurs triporteurs, eux aussi équipés de la plaque du Conseil. Nous étions complètement étourdis car cette rencontre avait lieu dans un marché bondé et le moindre recoin occupé par des stands, et aussi parce que c’était en ville. En ce qui les concerne, ils n’ont pas été directement affectés par les pluies, mais des parents à eux, si, et ils nous ont confié qu’ils n’avaient aucune nouvelles de leurs compañeros et ignoraient dans quelle situation ils se trouvaient.

Quand nous leur avons expliqué que nous venions de différents pays européens et que nous communiquions leur situation à travers nos collectifs respectifs, Martín fut visiblement saisi d’émotion et nous a dit que le fait que nous soyons là est un véritable rêve pour eux. Au moment de se dire au revoir, il nous a offert ces quelques mots : "Nous, nous nous battons pour ceux d’en bas, pour les endormis, pour les sans-voix. C’est à nous qu’il revient de le faire, il n’y a d’autres moyens. L’ennemi est ailleurs, pas ici. Il vaut mieux crever de faim que vivre à genoux, mais ce n’est pas de faim que nous allons mourir. Nous sommes tous comme un seul bras."

Des membres de quatre collectifs d’Europe : Collectif de solidarité avec la rébellion zapatiste (Barcelone), Campagne "Une école pour le Chiapas" (Athènes), CSPCL (Paris), "Terres à terres" (Le Havre).

Chiapas, le 25 octobre 2005.

Traduit par Angel Caído


Wilma Ouragan: Le Chiapas meurtrie:






Informations


Les annonces que vous déposez sur www.afrolatino.net sont gratuites, vous pouvez annoncer votre site web, email, téléphone, flyers sous conditions

Vous pouvez aussi devenir partenaire en annonçant votre événement par une bannière sur toutes nos pages

Pour toute échange de communication nous vous demandons de mettre un lien vers www.afrolatino.net (Bannière Afrolatino.net ) sur votre site et de mettre www.afrolatino.net sur vos flyers et de l'annoncer lors de vos événements, cela accroitrera l'audience sur vos annonces


Toutes annonces validés de votre part apparaissent en temps réel et tel quel sur www.afrolatino.net, vous avez 1 heure pour les modifier, sinon après ce délai vous pouvez toujours ajouter une réponse en précisant votre modification.
Toutes les annonces sont visibles par tout internaute sans limite de durée dans le temps et référencées par les moteurs de recherche en quelques minutes

(*) Service Audiotel 0892 233 167 (0.34E/Mn) ou 0899xxxxxx (1.34E+0.34E/Mn) de mise en relation fourni par Afrolatino.net, Attention numéro valable 5 minutes seulement après affichage.

Pour toutes infos contactez nous par téléphone : :-)



Portail, Forum, Site Officiel AFROLATINO, Facebook Copyright 2011 - Liens Autorisés
(CNIL N° 1016769), afrolatino.fr, afrolatino.eu, dansesalsa.fr, dansesalsa.net, Salsa Orange
Groupes, Artistes Pour votre chronique sur Afrolatino.net Envoyez-nous: Cd, Album, dossier de presse, plaquette
cours salsa -